Une étude récente met en évidence l’ampleur de la neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie (CIPN), une complication persistante qui touche plus de 40 % des patients traités pour un cancer. Cette douleur chronique, souvent sous-estimée, altère durablement la qualité de vie des survivants du cancer, bien après la fin des traitements.
L’analyse de 77 études, portant sur 10.962 patients dans 28 pays, révèle que le risque de neuropathie douloureuse varie selon le type de chimiothérapie et de cancer. Les patients traités par des chimiothérapies à base de platine ou des taxanes sont les plus exposés, avec des taux de CIPN persistante de 40,4 % et 38,3 %, respectivement. Parmi les patients atteints d’un cancer du poumon, cette proportion grimpe à 60 %, probablement en raison de traitements plus agressifs et répétés.
Au-delà des douleurs neuropathiques, cette affection impacte profondément le quotidien des patients, engendrant des troubles sensoriels et moteurs persistants. Pourtant, elle reste peu prise en compte dans le suivi post-cancer.
Si les antalgiques classiques et les agents neuromodulateurs comme la duloxétine et la gabapentine sont couramment utilisés, des approches innovantes émergent. La stimulation médullaire et la neurostimulation périphérique offrent des perspectives prometteuses, mais restent peu connues des oncologues et des médecins généralistes.
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L’équipe de rédaction Tempo Today
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