Selon une étude parue dans Microbiology Spectrum, une altération du microbiote intestinal dès le premier trimestre de la grossesse serait étroitement associée à l’apparition ultérieure d’un diabète gestationnel (DG). Ces résultats suggèrent que certains profils microbiens pourraient être utilisés comme outils diagnostiques précoces, non invasifs, ouvrant la voie à des stratégies de prévention ciblées et à une prise en charge personnalisée.
L’équipe dirigée par Weirong Yao (Second Hospital of Zhangzhou, Chine) a analysé les échantillons fécaux de 61 femmes enceintes entre 11 et 13 semaines de gestation, en les comparant aux résultats du test d’hyperglycémie provoquée (OGTT) réalisé entre 24 et 28 semaines. Les profils microbiens différaient nettement entre les femmes ayant développé un DG et celles n’ayant pas présenté cette complication, tant au niveau des phyla que des genres bactériens. Les cas de DG étaient notamment caractérisés par une augmentation des Firmicutes et Proteobacteria, et une diminution des Bacteroidota. À un niveau plus fin, les genres Escherichia-Shigella et Klebsiella étaient surreprésentés, tandis que Bacteroides et Faecalibacterium étaient réduits.
Sur cette base, les chercheurs ont mis au point un modèle diagnostique fondé sur des marqueurs microbiens de genre, avec une précision remarquable (AUC = 98,23).
Ces travaux renforcent l’idée que le microbiote intestinal joue un rôle central dans les pathologies métaboliques liées à la grossesse, et jettent les bases du développement d’outils prédictifs innovants pour améliorer les issues maternelles et fœtales.
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L’équipe de rédaction Tempo Today
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