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Dyslipidémies : de nouvelles recommandations plaident pour agir plus tôt

Dyslipidémies : de nouvelles recommandations plaident pour agir plus tôt

Les nouvelles recommandations américaines sur les dyslipidémies mettent l’accent sur les habitudes de vie dès le jeune âge, avec une possible initiation plus précoce des traitements hypolipémiants et une place renforcée pour la lipoprotéine(a).

L’American Heart Association et l’American College of Cardiology ont publié une mise à jour de leurs recommandations pour la prise en charge des dyslipidémies et la prévention cardiovasculaire athéroscléreuse. Le document insiste davantage qu’en 2018 sur la nécessité d’intervenir tôt, en commençant par le conseil sur les comportements de santé, l’évaluation des antécédents familiaux et, dans certaines situations, la discussion d’un traitement dès l’âge de 30 ans. Il introduit également de nouvelles considérations concernant les cibles de LDL, le score calcique coronaire et la mesure de la lipoprotéine(a).

Les auteurs recommandent désormais l’utilisation des équations PREVENT de l’AHA à la place des anciennes Pooled Cohort Equations pour guider le traitement hypolipémiant en prévention primaire chez les adultes dès 30 ans. Ces équations prennent en compte, outre les facteurs cardiovasculaires classiques, des éléments tels que la fonction rénale, la glycémie et certains déterminants sociaux de la santé. Le document propose aussi des recommandations spécifiques selon différents profils de patients, notamment ceux ayant un risque cardiovasculaire estimé à 10 ans de 3 à 5 %, les adultes de 40 à 75 ans atteints de diabète, d’insuffisance rénale chronique de stade 3 ou 4 ou vivant avec le VIH, ainsi que les patients à très haut risque en prévention secondaire.

La mise à jour accorde aussi une place accrue à la lipoprotéine(a), qui devrait être mesurée au moins une fois au cours de la vie. À partir de 125 nmol/L, ou 50 mg/dL, elle doit être considérée comme un facteur de risque cardiovasculaire justifiant une intensification de la prise en charge du LDL et des autres facteurs de risque. Les auteurs recommandent par ailleurs le recours au score calcique coronaire chez les hommes de 40 ans ou plus et les femmes de 45 ans ou plus afin d’affiner l’évaluation du risque et d’orienter la stratégie thérapeutique.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

L’équipe de rédaction Tempo Today

Commentaires

Charles KARIGER
18 mars 2026 - 20:36
C'est la clique Vdb, Inami, Solidarusse, etc qui va rire (jaune!).