Une étude expérimentale publiée dans le Journal of the Endocrine Society suggère qu’une exposition du père à la nicotine avant la conception peut modifier, de façon différente selon le sexe, certains paramètres métaboliques de la descendance.
Dans ce travail, des souris mâles ont reçu de la nicotine dans l’eau de boisson pendant six semaines avant l’accouplement avec des femelles non exposées. Les chercheurs ont ensuite évalué le métabolisme glucidique, ainsi que les profils transcriptomiques du tissu adipeux et du foie, chez les descendants. Chez les femelles, l’exposition paternelle à la nicotine était associée à une glycémie à jeun plus basse, à des taux d’insuline plus faibles et à une activation accrue de gènes de la voie de signalisation de l’insuline dans le tissu adipeux, compatible avec une meilleure captation du glucose.
Chez les mâles, les auteurs ont observé une baisse de l’insuline et du glucagon circulants, ainsi que des modifications de l’expression génique hépatique touchant notamment les voies du glucagon, de la résistance à l’insuline et du signal PPARα, évocatrices d’une adaptation moins efficace au jeûne et d’une moindre capacité catabolique du foie.
Les auteurs estiment que ces altérations pourraient, à plus long terme, favoriser une susceptibilité accrue aux maladies métaboliques, même si cette étude chez la souris ne permet pas d’extrapoler directement à l’humain.
Référence : pour en savoir plus, cliquez ici.
L’équipe de rédaction Tempo Today
Commentaires