Une équipe internationale (Université d’Iéna, Leibniz-HKI) a cartographié de manière systématique la façon dont notre microbiote intestinal transforme 775 composés végétaux (phytonutriments).
Leurs analyses montrent qu’en moyenne, près de 70 % des enzymes du microbiote pourraient participer à cette « seconde digestion », mais que ce véritable « livre de recettes chimique » est hautement individuel, variant selon les personnes, leur origine géographique et leurs habitudes alimentaires.
En comparant, grâce à l’IA, les profils enzymatiques de plus de 5 500 microbiotes, les chercheurs constatent qu’en cas de maladies chroniques (MICI, cancer colorectal, stéatose hépatique non alcoolique), la capacité du microbiote à transformer ces composés bénéfiques est nettement réduite, au point de permettre de prédire l’état de santé à partir de certaines enzymes clés manquantes.
Ces résultats pourraient expliquer pourquoi des recommandations nutritionnelles générales n’ont pas toujours les effets attendus chez les patients. Ils incitent à explorer la piste d’une nutrition de précision, fondée sur l’analyse du microbiote de chaque individu pour adapter les apports ou proposer des probiotiques apportant les enzymes manquantes. Plus qu’une simple question de « bonnes » bactéries, la santé du microbiote apparaît ainsi comme une question de fonctions biochimiques à préserver ou restaurer.
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L’équipe de rédaction Tempo Today
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