Une étude menée par le réseau CHAMPS et l'Institut de Santé Globale de Barcelone (ISGlobal) révèle que la méningite pourrait avoir un impact beaucoup plus important sur la mortalité infantile que les estimations actuelles de l'OMS. L’étude met en avant la prévalence élevée de bactéries résistantes aux antibiotiques, soulignant l’importance d’un diagnostic rapide et d’un traitement adapté.
L'analyse de 3 857 décès d'enfants dans sept pays a montré que la méningite était un facteur contributif dans 7 % des cas, avec une proportion élevée de décès chez les nouveau-nés. L'étude souligne la transmission verticale des pathogènes et l'absence de stratégies spécifiques de protection à la naissance comme des causes potentielles.
En milieu hospitalier, des bactéries résistantes telles qu’Acinetobacter baumannii et Klebsiella pneumoniae sont fréquemment impliquées. Ces résultats, qui mettent en lumière la nécessité d'améliorer la prévention des infections en milieu hospitalier, suggèrent également que la méningite reste largement non diagnostiquée avant le décès, seulement un quart des cas confirmés ayant bénéficié d’une ponction lombaire, méthode standard de diagnostic.
Cette étude appelle à des efforts renouvelés en matière de prévention, de diagnostic et de mise à jour des protocoles de traitement, ainsi qu'au développement de nouveaux vaccins pour lutter contre les pathogènes émergents.
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L’équipe de rédaction Tempo Today