Le besoin de soins palliatifs ne cesse de croître, tout comme la diversité des situations rencontrées par les patients concernés. En Belgique, bien que l’offre actuelle couvre des soins à domicile, en institutions ou en milieu hospitalier, elle montre ses limites face aux attentes des patients, notamment leur souhait de finir leurs jours en dehors des hôpitaux.
Une étude du Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) propose un modèle novateur de soins palliatifs à 360°, visant à concilier les préférences des patients quant au lieu de fin de vie et leurs besoins médicaux. Parmi les recommandations :
- Services résidentiels non médicalisés : bénévoles formés assurant une présence et un soutien pratique.
- Services résidentiels médicalisés : présence 24h/24 d’infirmiers spécialisés.
- Hospitalisation à domicile et soins palliatifs en hôpital de jour : pour une prise en charge adaptée au domicile ou en consultations ponctuelles.
- Consultations transmurales : pour permettre aux patients ambulatoires d’accéder à l’expertise hospitalière.
Ces initiatives répondent à un impératif éthique : respecter les préférences des patients tout en garantissant leur qualité de vie. Cependant, leur mise en œuvre nécessite des investissements humains, financiers et structurels, ainsi qu’un soutien accru pour les proches aidants afin de prévenir leur épuisement.
Renforcer les capacités existantes reste également essentiel. Cela passe par une meilleure formation des professionnels de santé et des bénévoles, ainsi qu’une sensibilisation accrue des patients et de leurs proches aux ressources disponibles.
L’équipe de rédaction Tempo Today
"Leur mise en œuvre nécessite des investissements humains, financiers et structurels" qu'ils disaient.
Mais quel financement détaillé (lieux, matériel, soignants, personnel annexe, frais de fonctionnement, chauffage, assurances,...) a-t-il été prévu par ces Experts très consciencieux ?
Tout aux dépens des très riches médecins ?
Au moment où nos hôpitaux commencent à crever... sans soins palliatifs.
Ne serait-il pas temps que nos Hautes Autorités expliquent aux Belges que s'ils exigent ces progrès, ils devront les payer ?