Une étude publiée dans The Lancet met en évidence une association significative entre obésité et risque accru d’hospitalisation ou de décès liés à des maladies infectieuses. Les auteurs estiment qu’aux États-Unis, environ un décès infectieux sur quatre serait associé à l’obésité, proportion la plus élevée observée parmi les pays à revenu élevé. À l’échelle mondiale, près d’un décès infectieux sur dix serait lié à l’excès pondéral.
L’analyse regroupe les données de deux cohortes finlandaises et d’un projet de recherche britannique, incluant plus de 540.000 participants suivis en moyenne pendant 13 à 14 ans. L’indice de masse corporelle (IMC) a été utilisé pour évaluer l’association entre statut pondéral et risque d’infection sévère.
Comparativement aux personnes ayant un IMC compris entre 18,5 et 24,9 kg/m², les individus présentant une obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) avaient un risque accru de 70% d’hospitalisation ou de décès pour cause infectieuse. Le risque augmentait progressivement avec l’IMC, atteignant un triplement du risque chez les personnes avec obésité sévère (IMC ≥ 40 kg/m²).
Une augmentation du risque a été observée pour la majorité des dix infections courantes analysées, notamment la grippe, la Covid-19, la pneumonie, la gastroentérite et les infections urinaires. Aucune association n’a été mise en évidence pour le VIH ou la tuberculose.
Les auteurs évoquent un possible rôle d’une altération de la réponse immunitaire associée à l’obésité, tout en soulignant la nécessité d’études complémentaires pour préciser les mécanismes sous-jacents.
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L’équipe de rédaction Tempo Today