Le cancer de la prostate (PCA) est souvent une maladie à évolution lente, ce qui rend crucial l’équilibre entre les bénéfices du traitement et les risques de complications associées. Comprendre les effets indésirables à long terme du traitement aide à mieux informer les patients sur les choix thérapeutiques et à orienter les décisions médicales.
Une étude de cohorte a exploré les complications survenues 12 ans après le traitement du PCA, comparativement à une population générale d’hommes plus âgés.
L'étude a inclus 3.946 patients atteints de PCA. Les patients traités ont été comparés à un groupe témoin non traité, et les analyses ont été ajustées pour des variables telles que l'âge, la race et l'année de début de l'exposition.
Les patients ayant subi une prostatectomie ont présenté un risque accru de 7,23 fois pour des complications urinaires ou sexuelles par rapport aux non-traités (P < 0,001).
Le risque de complications était 2,76 fois plus élevé pour les patients traités par radiothérapie (P < 0,001). En outre, ces patients avaient un risque près de 3 fois supérieur de développer un cancer de la vessie (P < 0,001) et un risque environ 100 fois supérieur pour des affections spécifiques telles que la cystite et la rectite radique (P < 0,001).
L'incidence par 1000 personnes-années de complications liées au traitement était de 124,26 pour la prostatectomie, 62,15 pour la radiothérapie, et 23,61 pour les participants non traités.
Cette étude démontre que les traitements du PCA sont associés à des taux significativement plus élevés de complications à long terme, jusqu'à 12 ans après le traitement. Ces résultats soulignent l'importance cruciale de bien informer et conseiller les patients ainsi que la nécessité de développer des approches axées sur la prévention du cancer.
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L’équipe de rédaction Tempo Today