Une revue systématique suggère que l’analyse des ongles pourrait, à terme, compléter le diagnostic et le suivi du diabète, en offrant une fenêtre non invasive sur l’équilibre glycémique au long cours.
Dans une nouvelle publication, des chercheurs ont passé en revue un large éventail de techniques (spectroscopies, imagerie capillaire péri-unguéale, analyses élémentaires…) appliquées à la kératine de l’ongle chez des patients diabétiques.
Les analyses ont mis en évidence des marqueurs liés à la glycémie chronique, comme certains acides aminés modifiés (N-acétyl-DL-leucine), la carboxyméthyl-lysine (CML) et les produits de glycation avancée (AGEs). Ces signatures biochimiques permettent de distinguer, avec une bonne performance diagnostique (AUC de l’ordre de 0,78 à 0,88), les personnes diabétiques des sujets indemnes dans les études analysées.
L’intérêt potentiel est double : une approche non invasive, bien acceptée, et une intégration de l’exposition glycémique sur plusieurs mois, l’ongle « enregistrant » les variations métaboliques au fil de sa croissance.
Mais pour l’instant, ces outils restent confinés à la recherche : équipements coûteux, protocoles complexes, forte dépendance à l’expertise de l’opérateur.
Les auteurs appellent à des études multicentriques de validation et au développement de plateformes d’analyse plus simples avant d’envisager une utilisation clinique de routine.
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L’équipe de rédaction Tempo Today