Chez les patients atteints de goutte et de diabète de type 2, l’utilisation des inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2i) semble associée à une diminution du recours aux traitements liés à la goutte, selon une étude publiée dans Diabetes Care.
Les auteurs ont comparé, chez 26.739 adultes présentant une goutte et un diabète de type 2, les taux d’initiation de l’allopurinol ainsi que l’utilisation d’anti-inflammatoires (glucocorticoïdes à forte dose, anti-inflammatoires non stéroïdiens [AINS], colchicine) et de diurétiques, entre les utilisateurs de SGLT2i et ceux recevant des inhibiteurs de la DPP-4 ou des agonistes du récepteur du GLP-1.
L’initiation de l’allopurinol était significativement plus faible chez les patients débutant un SGLT2i comparativement aux utilisateurs d’inhibiteurs de la DPP-4 (hazard ratio : 0,62). Chez les patients traités par diurétiques à l’inclusion, les associations étaient plus marquées et persistaient lors de la comparaison avec les agonistes du GLP-1, après ajustement pour l’uricémie et l’indice de masse corporelle. L’utilisation de SGLT2i était également associée à une diminution des délivrances de glucocorticoïdes à forte dose (rate ratio [RR] : 0,78), d’AINS (RR : 0,85), de colchicine (RR : 0,87) et de diurétiques (RR : 0,87).
Les auteurs suggèrent que, dans cette population à haut risque cardiovasculaire, rénal et métabolique, la réduction du recours aux AINS et aux glucocorticoïdes pourrait limiter l’exposition à leurs effets indésirables potentiellement délétères. Deux auteurs rapportent des liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique et biotechnologique.
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L’équipe de rédaction Tempo Today