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Les aliments ultra-transformés aggraveraient l’activité de la sclérose en plaques

Les aliments ultra-transformés aggraveraient l’activité de la sclérose en plaques

Une consommation élevée d’aliments ultra-transformés (AUT) pourrait aggraver la sclérose en plaques (SEP) en augmentant le risque de rechute et l’activité inflammatoire cérébrale, selon de nouvelles données issues d’une analyse de cohorte sur cinq ans.

Chez 451 patients suivis dans l’essai Betaferon/Betaseron for Newly Emerging MS, ceux appartenant au quartile le plus élevé de consommation d’AUT présentaient un risque de rechute accru de 30 % (p = 0,01), davantage de nouvelles lésions actives à l’IRM (p = 0,05) et une augmentation du volume lésionnel T2 (p = 0,036) par rapport aux plus faibles consommateurs.

L’équipe dirigée par la Dr Gloria Dalla Costa a utilisé un score métabolomique fondé sur 39 biomarqueurs pour quantifier l’exposition aux AUT dans le plasma. Si cette exposition ne semblait pas favoriser l’apparition de la maladie, elle était clairement liée à son aggravation chez les patients déjà atteints.

Les auteurs avancent que les AUT agissent comme un « accélérateur inflammatoire chronique », favorisant la démyélinisation et limitant les mécanismes de réparation neuronale. Ces effets seraient liés à la présence d’additifs et de composés issus de procédés industriels comme l’hydrogénation ou l’extrusion.

Pour la Dr Dalla Costa, ces résultats justifient des recommandations diététiques précoces : « Éviter les aliments ultra-transformés devrait faire partie intégrante de la prise en charge de la SEP ».

Des spécialistes indépendants, dont la Dr Liliana Patrucco (Buenos Aires), estiment également qu’il s’agit d’une association « cliniquement très pertinente », qui souligne la place centrale de l’alimentation anti-inflammatoire dans la gestion à long terme des maladies auto-immunes.

ECTRIMS 2025.

L’équipe de rédaction Tempo Today

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