Les résultats d’une étude suggèrent qu’un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité constitue un facteur de risque potentiellement modifiable pour les atteintes articulaires, en particulier au niveau du genou.
Les auteurs se sont appuyés sur les données prospectives de la cohorte britannique UK Biobank, incluant près de 500.000 participants. L’objectif était d’examiner l’association entre durée du sommeil, insomnie, travail posté et survenue d’arthrose du genou ou de la hanche, ainsi que le recours à une arthroplastie totale.
Après ajustement pour de nombreux facteurs sociodémographiques et professionnels, les participants dormant moins de 6 heures par nuit présentaient un risque significativement accru d’arthrose du genou et de prothèse totale du genou par rapport à ceux dormant environ 7 heures. Les troubles du sommeil, tels que difficultés d’endormissement ou réveils nocturnes fréquents, étaient également associés à une augmentation du risque d’arthrose et de chirurgie prothétique.
Le travail de nuit s’accompagnait lui aussi d’un excès de risque d’arthrose du genou et d’arthroplastie totale. Lorsque l’analyse intégrait l’indice de masse corporelle, les associations étaient atténuées, suggérant un rôle médiateur possible de l’obésité. Toutefois, le sommeil court et l’insomnie demeuraient significativement associés aux issues articulaires, même après ajustement pour l’IMC et exclusion des personnes présentant déjà des douleurs articulaires chroniques.
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L’équipe de rédaction Tempo Today
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