Une vaste étude portant sur plus de 220.000 vétérans américains atteints de cirrhose montre qu’un trouble de santé mentale s’accompagne d’une hausse marquée du risque de carcinome hépatocellulaire.
Les patients présentant au moins un trouble psychiatrique avaient un risque de cancer du foie augmenté d’environ 65 % par rapport à ceux sans diagnostic psychiatrique, avec un impact particulièrement notable pour les troubles liés à l’alcool ou aux substances et pour le stress post-traumatique.
Si l’arrivée des antiviraux à action directe a réduit le poids de l’hépatite C comme facteur de risque d’HCC, l’association entre troubles mentaux et cancer du foie persiste nettement.
Les auteurs soulignent que ces patients cumulent souvent plusieurs vulnérabilités (consommations à risque, précarité, obstacles à l’accès aux soins), ce qui se traduit par moins de traitements curatifs et de dépistage. Pour les cliniciens, ces résultats plaident en faveur d’un suivi hépatologique renforcé et d’une prise en charge coordonnée des troubles psychiatriques chez les personnes cirrhotiques, afin de limiter autant que possible le risque de cancer.
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L’équipe de rédaction Tempo Today
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