Une femme de 29 ans a développé à plusieurs reprises des rougeurs et de l'urticaire sur tout le corps après des rapports sexuels avec son mari, mais ces symptômes ne se manifestaient pas lorsque des préservatifs étaient utilisés. La veille de son hospitalisation, après un rapport non protégé, elle a souffert de détresse respiratoire, d'une éruption cutanée généralisée accompagnée de démangeaisons et de sensations de brûlure.
Un test cutané a révélé la présence d’une réaction allergique au liquide séminal.
L'allergie au liquide séminal est une affection rare mais déstabilisante. Les symptômes varient de simples rougeurs et démangeaisons locales à des réactions systémiques graves, telles que des difficultés respiratoires ou un choc anaphylactique.
L'allergène principal en cause est la kallicréine plasmatique, une protéine aussi présente chez le chien, ce qui explique parfois une réactivité croisée avec les allergies canines.
Plusieurs facteurs peuvent déclencher cette allergie, y compris des changements hormonaux après une grossesse, ou la ménopause. Elle est souvent associée à un terrain atopique, comme dans le cas de cette patiente, souffrant également de dermatite atopique.
Le traitement inclut l’utilisation de préservatifs, des antihistaminiques, voire des traitements plus complexes comme la désensibilisation, nécessaire dans les cas graves ou lorsque le couple souhaite concevoir. Des inséminations artificielles ou la fécondation in vitro peuvent aussi être envisagées pour éviter tout contact avec le sperme.
Cette affection, bien que sous-diagnostiquée en raison de sa rareté et de la sphère intime qu’elle touche, nécessite une prise en charge adaptée pour préserver la qualité de vie des patientes et leur couple.
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L’équipe de rédaction Tempo Today