Une analyse exploratoire, prévue à l’avance dans le protocole de l’étude SELECT, s’est intéressée à une question très concrète pour les patients et pour les systèmes de santé : au-delà de la prévention cardiovasculaire, le sémaglutide peut-il aussi réduire le recours à l’hôpital, en termes d’admissions et de durée d’hospitalisation, toutes causes confondues ?
SELECT a inclus des adultes de 45 ans et plus, avec un IMC d’au moins 27 et un antécédent d’infarctus, d’AVC ou d’artériopathie périphérique symptomatique, mais sans diabète. Les participants ont été randomisés pour recevoir une injection hebdomadaire de sémaglutide à la dose de 2,4 mg ou un placebo, puis suivis pendant plusieurs années.
Dans cette analyse, les chercheurs ont examiné la survenue d’une première admission à l’hôpital, le nombre total d’hospitalisations (y compris les ré-hospitalisations) et le temps cumulé passé à l’hôpital.
Les résultats suggèrent que, dans cette population à très haut risque, le sémaglutide est associé à une réduction des hospitalisations. Les participants traités ont été moins souvent admis une première fois à l’hôpital, ont cumulé moins d’hospitalisations au total et ont passé globalement moins de jours hospitalisés que ceux du groupe placebo.
Le fait que la durée moyenne d’un séjour ne soit pas significativement différente entre les groupes suggère que le bénéfice observé tient surtout à la réduction du nombre d’hospitalisations, plutôt qu’à un raccourcissement des séjours. Les effets semblaient globalement cohérents à travers les sous-groupes analysés (notamment selon l’âge, le sexe ou l’IMC), sans signal d’hétérogénéité notable. Les auteurs rapportent par ailleurs des diminutions pour plusieurs motifs d’hospitalisation, incluant des causes cardiovasculaires, infectieuses et respiratoires, ainsi qu’une baisse des admissions liées à certaines procédures médico-chirurgicales.
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L’équipe de rédaction Tempo Today