La MASLD, ou maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique, recouvre un continuum d’atteintes du foie allant de la stéatose isolée, où la graisse s’accumule sans inflammation, jusqu’à la MASH, qui associe stéatose et inflammation.
L’enjeu n’est pas seulement hépatique : la présence d’une MASLD s’accompagne d’une morbidité et d’une mortalité accrues liées aux complications hépatiques, au carcinome hépatocellulaire, aux maladies cardiovasculaires et à certains cancers extra-hépatiques.
C’est aujourd’hui la maladie chronique du foie la plus fréquente dans le monde, touchant environ 30 à 40 % des adultes, avec des proportions nettement plus élevées chez les personnes vivant avec un diabète de type 2 (environ 60 à 70 %) ou une obésité (environ 70 à 80 %). Le diagnostic repose généralement sur la mise en évidence d’une stéatose à l’échographie, associée à au moins un des cinq critères du syndrome métabolique, dans un contexte d’absence de consommation d’alcool significative et sans autre cause connue de stéatose. Le risque augmente aussi avec l’âge, notamment au-delà de 50 ans, et concerne plus souvent les hommes. Pour évaluer la fibrose, deux outils non invasifs sont couramment mobilisés : l’index FIB-4, basé sur l’âge, les transaminases et les plaquettes, et l’élastographie impulsionnelle, utilisée pour stadifier la fibrose de façon non invasive.
Sur le plan pronostique, la première cause de décès chez les personnes atteintes de MASLD est la maladie cardiovasculaire, suivie de certains cancers extra-hépatiques, principalement digestifs, mammaires et gynécologiques, puis des complications liées au foie, telles que la cirrhose, la décompensation hépatique et le carcinome hépatocellulaire.
La prise en charge de première intention repose sur des modifications comportementales, incluant une alimentation hypocalorique pauvre en glucides et en lipides, l’exercice physique et l’évitement de l’alcool, ainsi que le contrôle des comorbidités métaboliques comme le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension et l’hyperlipidémie. Une chirurgie bariatrique peut être envisagée chez les patients présentant une MASLD avec un IMC supérieur à 35. Enfin, pour les adultes atteints de MASH avec fibrose modérée à sévère, le resmétirom et le sémaglutide sous-cutané disposent d’une autorisation conditionnelle de la FDA, signalant l’émergence de traitements ciblés dans les formes les plus à risque.
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L’équipe de rédaction Tempo Today