Les agonistes des récepteurs du GLP-1 (comme le sémaglutide ou le tirzépatide) ont bouleversé la prise en charge de l’obésité, avec des pertes de poids de 15 à plus de 20 % dans les grands essais. Mais utilisés sans adaptation du mode de vie, ils entraînent aussi une fonte importante de la masse musculaire, de l’ordre de 30 à 40 % du poids perdu. Associer systématiquement ces traitements à une activité physique régulière et à un renforcement musculaire devient donc essentiel pour que la perte de poids rime avec santé métabolique et autonomie fonctionnelle.
Les GLP-1 miment une hormone intestinale qui augmente l’insuline, freine le glucagon, ralentit la vidange gastrique et renforce la satiété. Résultat : l’appétit diminue, les apports caloriques aussi, et le poids chute de façon spectaculaire. Mais qui dit moins de calories dit aussi risque de catabolisme musculaire, surtout chez les personnes déjà peu actives. Sans exercice, les patients peuvent perdre du muscle, voir leur métabolisme de base baisser, ressentir fatigue, difficultés à se lever d’une chaise ou à monter des escaliers, et glisser vers une forme de « maigreur sarcopénique » peu compatible avec un bon vieillissement.
L’activité physique, en particulier le renforcement musculaire, change la donne. Un programme combinant au moins 150 minutes d’activité aérobie modérée par semaine et deux séances de musculation aide à préserver la masse maigre, maintenir la force, améliorer la sensibilité à l’insuline et la condition cardiovasculaire.
Selon les auteurs, même chez les patients limités (douleurs, âge, comorbidités), des solutions adaptées existent : marche courte après les repas, exercices sur chaise, bandes élastiques, aquagym…
Les soignants doivent aussi tenir compte des effets digestifs des GLP-1 en ajustant le moment et l’intensité des séances, et rester vigilants au risque d’hypoglycémie en cas d’association à l’insuline ou aux sécrétagogues.
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L’équipe de rédaction Tempo Today