Une étude danoise montre qu’une infection à virus respiratoire syncytial (VRS) chez l’adulte de ≥ 45 ans s’accompagne, durant l’année qui suit, d’un excès significatif d’événements cardiovasculaires, d’ampleur comparable à celui observé après une grippe.
Une cohorte nationale danoise, publiée dans JAMA Network Open, a suivi 8 747 adultes présentant une infection à VRS confirmée en laboratoire entre 2019 et 2024, appariés 1:1 (âge, sexe, comorbidités) à 8 747 témoins indemnes de VRS. Les patients ont été suivis pendant 365 jours pour la survenue d’événements cardiovasculaires majeurs (coronaropathie, AVC, insuffisance cardiaque) et d’un critère composite élargi incluant également arythmies, maladie thromboembolique veineuse et atteintes inflammatoires cardiaques.
Au terme d’un an, 665 évènements cardiovasculaires ont été recensés dans le groupe VRS contre 257 chez les témoins, soit un excès absolu de 4,69 points de pourcentage. L’excès de risque était particulièrement marqué chez les patients hospitalisés, les sujets très âgés (85–94 ans) et ceux présentant déjà une maladie cardiovasculaire ou un diabète, avec des différences absolues pouvant approcher ou dépasser 8–12 points. Le profil de risque à un an après VRS s’avère globalement comparable à celui observé après une infection grippale dans des cohortes appariées.
Les auteurs concluent que « cette étude de cohorte menée auprès d'adultes âgés de 45 ans ou plus atteints d'une infection par le VRS a révélé un risque excessif significatif d'événements cardiovasculaires sur une période d'un an, comparable en ampleur à celui associé à l'infection grippale. Ces résultats soulignent l'importance du VRS en tant que facteur de risque potentiel de morbidité cardiovasculaire et mettent en évidence la nécessité d'une vaccination pour atténuer ce fardeau ».
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L’équipe de rédaction Tempo Today