Le diabète gestationnel est bien connu pour augmenter à long terme le risque de diabète de type 2 et de complications cardiovasculaires chez la mère. Une étude suggère que les premiers signes d’atteinte rénale et de risque cardiométabolique sont présents quelques mois seulement après l’accouchement, y compris chez des femmes qui ne répondent pas encore aux critères de diabète de type 2.
Dans ce travail mené dans une maternité au Royaume-Uni, toutes les femmes ayant présenté un diabète gestationnel ont été invitées à une consultation de suivi environ cinq mois après l’accouchement. Parmi celles qui se sont présentées, une femme sur huit présentait une dysfonction rénale objectivée par une microalbuminurie, alors que seule une minorité remplissait les critères d’un diabète de type 2. Autrement dit, les lésions rénales débutantes semblent pouvoir s’installer très tôt, avant même la « bascule » vers un diabète avéré.
Par ailleurs, près de trois quarts des participantes présentaient au moins un facteur de risque cardiométabolique (atteinte rénale, anomalies lipidiques, troubles de la glycémie et/ou hypertension), et une proportion non négligeable cumulait deux, trois voire quatre facteurs. Ce constat renforce l’idée que la grossesse compliquée d’un diabète gestationnel constitue une véritable « épreuve de stress » pour l’organisme, révélant un terrain à haut risque vasculaire bien au-delà de la seule problématique glycémique.
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L’équipe de rédaction Tempo Today