Une vaste cohorte japonaise suggère que le fait d’avoir un enfant à un âge maternel plus avancé ne majore pas le risque d’allergies chez l’enfant, mais pourrait au contraire le réduire, au moins dans les premières années de vie.
Cette analyse repose sur les données de 34 942 dyades mère-enfant incluses dans la Japan Environment and Children’s Study, une cohorte de naissance nationale conduite entre 2011 et 2014 et suivie jusqu’aux 4 ans des enfants. Les auteurs ont corrélé l’âge des parents à la survenue d’allergies diagnostiquées par un médecin (allergie alimentaire, wheezing, asthme, eczéma), ainsi qu’à la sensibilisation aux acariens chez un sous-groupe, en prenant comme catégorie de référence les mères âgées de 25 à 29 ans.
À 1 an, la prévalence de l’allergie alimentaire atteignait 6,6 %, avec une fréquence qui diminuait clairement avec l’âge maternel. Comparés aux enfants de mères de 25-29 ans, ceux de mères de 35-39 ans présentaient des risques plus faibles d’allergie alimentaire, tout comme ceux de mères de 40 ans et plus. Des associations similaires étaient observées pour les épisodes de wheezing, l’eczéma et la sensibilisation aux acariens jusqu’à l’âge de 4 ans, en particulier lorsque les deux parents avaient 35 ans ou plus.
Les auteurs concluent qu’un âge maternel plus avancé pourrait exercer un effet protecteur vis-à-vis du développement d’allergies au début de la vie, possiblement en lien avec des différences de comportements, d’environnement ou de facteurs biologiques propres à la parentalité plus tardive.
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L’équipe de rédaction Tempo Today