Les troubles liés au stress, comme la dépression, l’anxiété ou l’état de stress post-traumatique (PTSD), sont au cœur de la santé cardiovasculaire des femmes. Une large étude rétrospective américaine, basée sur des dossiers médicaux électroniques, s’est penchée sur le lien entre ces troubles psychiques et l’usage de contraceptifs hormonaux combinés.
Chez plus de 30.000 femmes âgées de 18 à 55 ans, l’usage de contraceptifs hormonaux combinés était globalement associé à un risque plus faible d’événements cardiovasculaires majeurs, et ce qu’il y ait ou non des antécédents de dépression ou d’anxiété. En d’autres termes, ces deux diagnostics psychiatriques fréquents ne semblaient pas modifier la relation entre contraception et santé cardiovasculaire. Le risque de thrombose veineuse profonde ne présentait pas non plus de profil particulier en fonction de ces troubles.
La situation apparaît différente chez les femmes souffrant de PTSD. Dans ce sous-groupe, l’association protectrice observée avec la contraception hormonale combinée ne se retrouvait plus : les femmes avec PTSD ne semblaient pas bénéficier du même « avantage cardiovasculaire » associé à la contraception que celles sans PTSD, même si les résultats restent à interpréter avec prudence. Les auteurs y voient le signe possible de mécanismes cardiovasculaires spécifiques chez les femmes présentant un PTSD, en interaction avec les hormones sexuelles, qui méritent d’être mieux explorés.
Au total, cette étude suggère que la contraception hormonale combinée s’inscrit dans un profil de risque cardiovasculaire plutôt favorable chez les femmes avec ou sans dépression/anxiété, mais que ce schéma ne s’applique pas de la même manière en présence de PTSD.
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L’équipe de rédaction Tempo Today