Une étude apporte des preuves inédites de l'impact durable des changements de mode de vie dès l'enfance. Menée dans le cadre du projet PANIC (Physical Activity and Nutrition in Children), cette recherche montre qu'une intervention précoce axée sur l'alimentation et l'activité physique peut modifier durablement le métabolisme, même des années après la fin du programme.
L’étude, publiée dans la revue iScience, s’appuie sur des analyses métabolomiques avancées par chromatographie liquide-spectrométrie de masse (LC-MS) pour suivre les mécanismes moléculaires sous-jacents. En examinant des échantillons sanguins, les chercheurs ont détecté des changements dans 80 métabolites, dont certains liés à des processus cruciaux comme le métabolisme des lipides, l'inflammation et la santé intestinale.
Ce qui rend ces résultats particulièrement intéressants, c’est que 17 de ces métabolites sont restés modifiés huit ans après l’intervention, bien que la phase la plus intensive n’ait duré que deux ans. Parmi les changements les plus notables, on trouve ceux des amides d'acides gras, des molécules impliquées dans la gestion de l'inflammation, du poids, du comportement alimentaire et même de la protection neurologique.
« Notre étude prouve que des changements dans le mode de vie dès l'enfance peuvent influencer le métabolisme à long terme, réduisant ainsi le risque de maladies chroniques comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires », a déclaré le Professeur Timo Lakka, responsable de l’étude. Il souligne l'importance d'adopter des habitudes saines le plus tôt possible pour prévenir des maladies souvent liées à des facteurs qui se développent dès l'enfance.
Cette étude pionnière montre ainsi qu’investir dans la santé des enfants par des interventions sur le mode de vie peut avoir des effets à long terme, transformant la prévention des maladies chroniques.
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L’équipe de rédaction Tempo Today