Depuis le début de la pandémie de COVID-19, causée par le virus SARS-CoV-2, de nombreux efforts ont été faits pour développer des traitements antiviraux afin de réduire la gravité de la maladie et limiter la propagation du virus. Cependant, l'utilisation prolongée d'antiviraux peut entraîner l'apparition de souches résistantes.
Cette étude de cohorte a recruté 156 adultes ambulatoires atteints d'une infection aiguë à COVID-19 entre mai 2021 et octobre 2023. Les participants ont été divisés entre ceux qui ont reçu un traitement antiviral et ceux qui n'en ont pas reçu.
L'analyse des échantillons de patients ayant reçu des traitements antiviraux tels que le remdesivir et le molnupiravir a révélé l'apparition de mutations spécifiques dans les régions du génome viral codant pour les protéines cibles de ces médicaments. Ces mutations réduisent l'efficacité des antiviraux en perturbant leur capacité à se lier correctement aux protéines virales. La plupart de ces mutations ont été détectées à de faibles fréquences (< 20 % de la population virale) et étaient transitoires.
Des données indiquent que certaines mutations conférant une résistance à un antiviral spécifique peuvent également affecter l'efficacité d'autres antiviraux ayant des cibles similaires, soulevant des inquiétudes quant à l'apparition d'une résistance croisée.
Les résultats de cette étude soulignent la nécessité de surveiller de près les mutations du virus chez les patients traités par antiviraux et de développer des stratégies combinées ou alternatives pour minimiser l'apparition de résistances. Le recours à des thérapies combinées, associant plusieurs antiviraux ou des anticorps monoclonaux, pourrait constituer une approche efficace pour contrecarrer la résistance virale à l'avenir.
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L’équipe de rédaction Tempo Today