Les espaces verts urbains jouent un rôle important dans la promotion de la santé, notamment en réduisant l'exposition à la pollution de l'air, en encourageant l'activité physique et en offrant des environnements favorables à la santé mentale.
Des études récentes ont suggéré que l'exposition aux espaces verts pourrait également influencer les résultats respiratoires, cardiométaboliques et neurodéveloppementaux chez les enfants. Pour vérifier cette hypothèse, des chercheurs ont effectué une méta-analyse des données individuelles de plus de 35.000 enfants européens.
Les enfants vivant à proximité de plus grandes surfaces d'espaces verts ont montré une meilleure fonction pulmonaire, mesurée par le volume expiratoire maximal (VEMS). Ils avaient également un risque réduit de développer des maladies respiratoires comme l’asthme et les allergies respiratoires. L'étude suggère que l'exposition aux espaces verts pourrait réduire l'exposition aux polluants atmosphériques et augmenter le temps passé à l’extérieur, ce qui favorise la santé respiratoire.
Les enfants exposés à davantage d’espaces verts présentaient également de meilleurs marqueurs cardiométaboliques, notamment un indice de masse corporelle (IMC) plus faible, une pression artérielle réduite et de meilleurs taux de glucose. Ces résultats semblent être liés à une activité physique accrue dans les zones où les enfants ont un accès plus direct à des parcs, des jardins et d’autres espaces verts favorisant les jeux et les exercices en plein air.
Une relation positive a été observée entre l'exposition aux espaces verts et le développement cognitif et comportemental des enfants. Ceux vivant dans des zones verdoyantes ont montré de meilleures performances dans les tests cognitifs et moins de troubles comportementaux, tels que l'hyperactivité et les difficultés de concentration. L’étude postule que les espaces verts pourraient avoir un effet apaisant, réduire le stress, et favoriser des environnements propices à une meilleure concentration et au bien-être mental.
L’effet bénéfique des espaces verts était plus prononcé chez les enfants issus de milieux socio-économiquement défavorisés. De plus, les enfants vivant dans des zones à forte densité urbaine, où les niveaux de pollution de l'air sont plus élevés, ont également montré des avantages plus importants en termes de santé respiratoire et neurodéveloppementale lorsqu'ils étaient exposés à des espaces verts.
Ces résultats renforcent l'importance de concevoir des environnements urbains avec un accès facile aux espaces verts, particulièrement dans les zones défavorisées ou densément peuplées.
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L’équipe de rédaction Tempo Today