La quantité et la qualité des glucides consommés pourraient peser lourd dans la prévention des démences. Une vaste étude menée au Royaume-Uni, publiée dans l’International Journal of Epidemiology, a suivi plus de 200.000 adultes sans démence initiale pendant en moyenne 13,25 ans, en s’intéressant à l’index glycémique (IG) et à la charge glycémique de leur alimentation.
L’index glycémique reflète la vitesse à laquelle un aliment glucidique élève la glycémie (0 à 100) : pommes de terre et pain blanc ont un IG élevé, alors que la plupart des fruits, légumineuses et céréales complètes présentent un IG faible à modéré. En croisant les questionnaires alimentaires et les cas incident de démence (2 362 au total), les chercheurs ont pu déterminer à partir de quelles valeurs d’IG le risque commence à augmenter.
Résultat : les régimes à IG bas à modéré sont associés à une réduction d’environ 16 % du risque de développer la maladie d’Alzheimer, tandis que des valeurs élevées d’IG s’accompagnent d’une augmentation d’environ 14 % du risque. Les auteurs soulignent que ces associations s’inscrivent dans la continuité des liens déjà connus entre hyperglycémie, insulino-résistance, maladies métaboliques et santé cérébrale.
Ainsi, privilégier les glucides à faible index glycémique (fruits, légumineuses, céréales complètes) et limiter les glucides à IG élevé (produits raffinés, sucres rapides, féculents très transformés) pourrait contribuer, avec les autres mesures de mode de vie, à réduire le risque de déclin cognitif et de démence à long terme.
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L’équipe de rédaction Tempo Today