Une analyse américaine de données de dossiers médicaux (TriNetX) montre une hausse marquée des prescriptions de sémaglutide et de tirzépatide autour de l’accouchement entre 2019 et 2024, avant comme après la naissance. Cette dynamique expose les cliniciens à davantage de situations d’exposition récente, alors que les enjeux de sécurité périnatale restent peu documentés.
Dans cette cohorte rétrospective (périodes semestrielles, fenêtres d’exposition de 12 mois avant et après l’accouchement), les prescriptions avant l’accouchement sont passées de 0,2 à 6,4 pour 1 000 accouchements, avec une accélération après juin 2022 (+2,9/1 000/an). Après l’accouchement, l’augmentation est encore plus nette, de 0,3 à 14,6 pour 1 000, avec un point d’inflexion dès mars 2021 (+4,4/1 000/an).
En 2024, parmi les personnes recevant un agoniste GLP-1, 57,3% présentaient une obésité et les comorbidités psychiques étaient fréquentes (troubles anxieux 38,9%, troubles de l’humeur 29,3%) ; 21,4% avaient un diabète gestationnel.
Les auteurs soulignent que cette montée en charge pourrait amener à considérer plus systématiquement, en obstétrique, des dimensions parfois moins centrales en routine (adéquation nutritionnelle après perte de poids, antécédents de troubles du comportement alimentaire ou de consommations), tout en appelant à des études plus détaillées, les données TriNetX étant agrégées et peu propices aux analyses ajustées.
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L’équipe de rédaction Tempo Today