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La vulve de la cycliste, un trouble méconnu

La vulve de la cycliste, un trouble méconnu

La pratique assidue du cyclisme, bien qu’excellente pour la santé, peut entraîner des troubles spécifiques, en particulier chez les femmes. Parmi eux, la « vulve de la cycliste », un gonflement vulvaire unilatéral, reste peu connue et taboue.

Décrite pour la première fois en 2002 par des médecins belges, cette affection touche jusqu’à une cycliste sur cinq. Elle est liée aux pressions et frottements exercés sur le périnée par une pratique intensive. Les cas récents rapportés dans le Journal of Lower Genital Tract Disease (octobre 2024) documentent huit patientes âgées de 18 à 68 ans parcourant en moyenne 245 km par semaine. Le gonflement affecte les grandes lèvres, parfois associé à des folliculites et une chute des poils due à la friction.

Diagnostic et prise en charge

L’imagerie (IRM) révèle souvent une asymétrie vulvaire, et l’histologie montre des atteintes du derme et une dilatation des vaisseaux lymphatiques. Si le traitement chirurgical est envisagé, il est surtout motivé par des raisons esthétiques ou d’inconfort. Toutefois, les résultats ne sont pas exempts de complications, telles que des asymétries persistantes ou des récidives.

Prévention : des solutions adaptées

Pour réduire les risques, les experts recommandent des mesures préventives simples : porter des shorts rembourrés, ajuster la selle, appliquer des compresses froides après l’effort et limiter le temps passé sur le vélo. Des fabricants proposent également des selles mieux adaptées à la morphologie féminine.

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L’équipe de rédaction Tempo Today

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