Une étude a révélé comment l'exposition à long terme à l'acide perfluorooctanesulfonique (PFOS), un polluant environnemental, pourrait augmenter le risque de développer un cancer colorectal.
Le PFOS appartient à la famille des PFAS, des "produits chimiques éternels" utilisés dans de nombreuses applications industrielles et qui persistent longtemps dans l'environnement et le corps humain. Leur exposition est liée à divers problèmes de santé, notamment des troubles métaboliques, une diminution des réponses immunitaires et un risque accru de cancer.
L'étude, dirigée par Josiane Tessmann, est la première à démontrer que l'exposition prolongée au PFOS entraîne des modifications des cellules intestinales liées au développement du cancer colorectal. Les recherches antérieures avaient déjà établi des liens entre le PFOS et d'autres cancers comme ceux du sein, du foie et des reins, mais cette découverte ouvre de nouvelles pistes pour prévenir le cancer colorectal, en particulier dans les régions où l'exposition aux PFAS est élevée.
Chez la souris, l'exposition au PFOS a réduit les niveaux d'une enzyme protectrice contre le cancer, la HMGCS2, tout en augmentant les protéines associées à la croissance tumorale. Des résultats similaires ont été observés sur des cellules humaines exposées au PFOS. La prochaine étape de tester des interventions alimentaires, notamment des suppléments comme le bêta-hydroxybutyrate, pour voir s'ils peuvent prévenir les effets nocifs du PFOS sur les tissus intestinaux.
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L’équipe de rédaction Tempo Today