Le retour du printemps peut rimer avec un tableau dermatologique bien particulier chez l’enfant : l’éruption printanière juvénile (EPJ). Cette photodermatose bénigne mais peu connue touche principalement les garçons âgés de 5 à 12 ans, notamment au niveau des hélix auriculaires — zones particulièrement exposées lors des premiers jours ensoleillés, mais encore frais de l’année.
L’EPJ se manifeste par l’apparition aiguë de papules et de vésicules blanchâtres, indolores, entourées d’érythème, localisées en grappe sur les oreilles. Ces lésions sont typiquement bilatérales et sans prurit associé. Le diagnostic est clinique, souvent posé sans examen complémentaire, notamment via téléconsultation. Le cas d’un enfant de 6 ans, rapporté dans The Journal of Pediatrics, illustre parfaitement cette pathologie : après sa première séance de baseball printanière, il a présenté ces lésions caractéristiques, malgré l’application de crème solaire et le port d’une casquette.
Bien que l’éruption se résorbe spontanément en une à deux semaines, un traitement par corticoïdes topiques, émollients et parfois antihistaminiques peut être proposé pour améliorer le confort. La prévention repose avant tout sur une protection solaire adaptée — couvrant les oreilles — et une exposition progressive. Si les récidives annuelles sont rares, certains cas persistants sur plusieurs décennies ont été décrits.
L’EPJ, souvent méconnue, mérite donc l’attention des praticiens, en particulier à l’approche du printemps : une oreille érythémateuse n’est pas toujours banale… et peut annoncer une pathologie saisonnière bien spécifique.
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L’équipe de rédaction Tempo Today
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