Sur le court, Alexander Zverev se plie au tempo du chronomètre de service et des changements de côté. En coulisses, un autre compte à rebours, silencieux celui-là, rythme chacune de ses décisions : celui de sa glycémie.
Atteint d’un diabète de type 1 diagnostiqué à l’âge de 4 ans, le numéro 3 mondial explique vivre « deux matchs en même temps » : celui que tout le monde voit, et celui, invisible, où il lui faut maintenir son taux de sucre dans une zone compatible avec la haute performance. Avant et pendant les rencontres, il s’appuie sur son CGM pour suivre en continu son glucose et adapter son comportement. Sans cette gestion fine, dit-il, il ne peut tout simplement pas jouer au niveau qu’il exige de lui-même.
En lice pour une place en demi-finale à Melbourne, un an après sa défaite en finale face à Jannik Sinner, l’Allemand doit composer avec cette « deuxième partie » permanente. Entre deux points ou lors des changements de côté, des gestes en apparence anodins prennent une importance décisive : choisir le bon moment pour boire, prendre un gel énergétique, anticiper le prochain jeu de service. Autant de micro-décisions qui, pour le spectateur, se fondent dans la routine, mais qui, pour lui, permettent de rester « un coup d’avance » sur le diabète afin que, sur le tableau d’affichage comme dans les esprits, ce soit bien le tennis qui reste au centre du jeu.
Référence : pour en savoir plus, cliquez ici.
L’équipe de rédaction Tempo Today