Le sevrage aux opioïdes est une étape éprouvante, où le corps peine à retrouver son équilibre. Au-delà du traitement médicamenteux, la question se pose de savoir si des approches corporelles et attentionnelles peuvent soutenir cette phase critique, en aidant l’organisme à sortir d’un état d’alerte prolongé.
Pendant le sevrage, le système de réponse au stress resterait durablement suractivé, tandis que les mécanismes physiologiques d’apaisement seraient insuffisamment mobilisés. Les patients peuvent alors présenter diarrhée, insomnie, douleurs, anxiété et symptômes dépressifs, ainsi que dilatation des pupilles, écoulement nasal, anorexie et vomissements. En combinant pleine conscience, ralentissement respiratoire et techniques de relaxation, le yoga pourrait contribuer à faire basculer le corps d’un mode de stress constant vers un état plus favorable à la récupération, en complément de ce que les médicaments ne couvrent pas entièrement.
Une petite étude a inclus 59 hommes présentant des symptômes de sevrage légers à modérés. Tous ont reçu une prise en charge par buprénorphine ; la moitié a également suivi 10 séances de yoga de 45 minutes sur 14 jours, intégrant exercices respiratoires, postures et relaxation guidée.
Les participants ayant bénéficié du yoga ont présenté un temps moyen de récupération d’environ 5 jours, contre 9 jours avec la buprénorphine seule. Le yoga a aussi été associé à une diminution de l’anxiété, identifiée comme un facteur clé des envies impérieuses et des rechutes durant le sevrage, ainsi qu’à une amélioration du sommeil, une réduction de la douleur et une amélioration de la fréquence cardiaque.
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L’équipe de rédaction Tempo Today