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Les derniers commentaires

  • From kari32 on L’édito de notre Dir Med: « Grand corps médical malade… »

    La médecine est un art, une vocation, un apostolat…

    Ou plutôt, ÉTAIT un art, etc. ÉTAIT !
    Tant à Epidaure qu’à Lambaréné, jusqu’au tournant de WWII, depuis l’Antiquité, ces activités étaient principalement bénévoles ou presque. Les médecins furent longtemps librement « honorés » ─ le mot est explicite ─ par leurs Patients selon leurs moyens.
    Mais c’est un temps révolu. Irrémédiablement. Et pas d’aujourd’hui. Triplement révolu.

    Le "bon docteur" qui prenait des patients en charge "techniquement" mais surtout moralement (parfois socialement et même sentimentalement) est mort. Étouffé tout d’abord, principalement par les exigences, les caprices de populations "qui ont des DROITS".

    Ensuite par la sujétion asphyxiante de leur activité aux nécessités de comptabilités publiques sans cesse plus complexes et par des régulations invivables.

    Enfin et surtout par le déclassement social.
    Rien de tout cela n'est réversible. C'est cassé. Définitivement brisé.
    Il faudra non pas "faire avec" mais faire SANS le "bon docteur". A charge pour nos populations de s’accommoder du résultat de leurs exigences, de s'accommoder de "techniciens-médecins" aux 35 heures "syndicales" et tout le toutim, les récupérations après nuits, WE, etc.

    J’ai retrouvé le livre-journal fiscal d’un médecin du siècle passé. Vers 1955, chaque consultation devait y être individuellement rapportée. CHACUNE, isolément, était une rentrée suffisante pour intéresser le fisc. Aujourd’hui, je dois rapporter dans le mien le total des honoraires de chaque bloc d’attestations, un « carnet » de CINQUANTE consultations. Cinquante ! Vous avez dit déclassement financier et social ?

    Aujourd’hui, nos populations exigent la dispensation de soins UNIFORMES à tous leurs citoyens sur un mode militaro-industriel. Mutualités comme ministres (En avons-nous assez ?) s’affairent à organiser cela de manière coercitive.
    Les soins sont devenus une marchandise comme une autre. Les soignants se retrouvent dès lors au rang des guichetières des bureaux de la Poste. La même marchandise doit être disponible (et identique !) dans chaque localité au même prix.

    Cette dégringolade est strictement parallèle dans les soins et dans l’enseignement.
    Le vocabulaire est cruel. L’ « instit’ » et la « prof » ont remplacé le « maître d’école » et le « professeur de français ». En néerlandais, c’est la « juf’ », comme on disait jadis « la fille de quartier » pour une femme d’ouvrage dont l’identité était indifférente.
    Pour les soignants, tous, les textes sacrés actuels ne parlent plus de médecins mais de « praticiens professionnels ». (Une exception : le Code pénal s’intéresse encore aux « médecins »! Agréable sollicitude.)

    Et ce n’est hélas pas en exposant la misère de nos systèmes d’enseignement et de dispensation des soins qu’ils attireront nos jeunes (pas plus que la visite d’une prison puante et délabrée ne suscitera des vocations de gardiens…).

    Un rattrapage est-il possible ? Nos concitoyens ne semblent pas près de tenter d’inverser la vapeur. Nos ministres successifs et les partis qui les intronisent ne semblent vraiment pas disposés à s’opposer à leurs électeurs.

    L’heure est à la consultation à dix balles, voire à cinq si possible.
    Il est moralement impératif d’en avertir les jeunes gens qui songent à s’engager dans ces études.
    Leur avenir : enseignement et soins « McDo » surveillés constamment par un « reporting » informatique continu.

    Un exemple : INAMI :
    « Quels sont les changements entrés en vigueur le 1er octobre 2017 ?
    A partir du 1er octobre 2017, vous devez obligatoirement compléter l’adresse du lieu de soins sur le formulaire de l’échelle d’évaluation ou dans le message 410 000 de MyCareNet (=Notification d'une demande de forfait A, B, C ou toilette, ou d'une demande de modification ou de prolongation d'une notification préalablement acceptée).
    Dans des cas exceptionnels, si vous deviez utiliser d’anciennes versions papier du formulaire après le 1er octobre 2017, il vous faudra les adapter manuellement pour qu’elles soient conformes à la nouvelle version.
    • La durée de validité du formulaire de l’échelle d’évaluation que vous avez introduit auprès de la mutualité de votre patient, est limitée à 3 mois.
    • Vous devez notifier à la mutualité de votre patient la fin anticipée ou l’interruption égale ou supérieure à 10 jours calendrier, des soins infirmiers relatifs à une demande ou une notification pour des honoraires forfaitaires ou des toilettes.
    En cas d’opposition du médecin-conseil ou du Collège national des médecins-conseils, le refus d’intervention de l’assurance soins de santé pour vos prestations basées sur l’échelle d’évaluation, porte sur toutes vos prestations effectuées à partir du 1er jour de traitement compris (et non plus à partir de la date de la notification d’opposition). Cette opposition est portée à votre connaissance par voie électronique via MyCareNet et à la connaissance de votre patient par courrier postal. »

    En pratique, dans le meilleur des cas, l’autorisation très humblement sollicitée par un médecin est « accordée » par des commis de bureau sans formation médicale et même de plus en plus souvent par des automates. (Le nombre invraisemblable de ces milliers de demandes quotidiennes dépasse de loin les capacités de la petite escouade de médecins-conseil des mutualités.)

  • From OLIVIER DE COSTER on L’édito de notre Dir Med: « Grand corps médical malade… »

    Merci pour ce bel edito Patrick. Tout à fait d'accord avec toi Amitiés Olivier

  • From jeannine genin on L’édito de notre Dir Med: « Grand corps médical malade… »

    Merci pour cette analyse juste et vraie.Une génération sacrifiée,qui fera place à cette nouvelle ère dans tous les domaines.Un tournant fracassant dont ,nous les vieux,sommes des témoins impuissants et tristes. Essayons de maintenir une vision optimiste pour un devenir meilleur et différent. Je rejoins Arthur Schopenhauer,mais tout cela va tellement vite,que la "casse" risque d'être lourde, et l'homme reste fragile...devant l'adversité. Courage,bonne volonté,et ne perdons pas confiance dans la résilience de l'être humain.Jaja.

  • From Fabian Charles on L’édito de notre Dir Med: « Grand corps médical malade… »

    Tout à fait exact! Quand les patients et les politiques auront bien démoli les médecins et l'envie de devenir médecin, ils s'étonneront de ne plus avoir personne pour les soigner...

  • From Francois on L'allergie à la pénicilline est plus rare qu'on ne le pensait

    Comme disait mon grand-père (instituteur) ‘bien mâcher, bien saliver’ . Sans doute le bon-sens populaire

  • From Aiman MIDANI on L’édito de notre Dir Med: « Vaccination foutoir ! »

    Malheureusement , nous n'arrêtons pas de nous plaindre en public de la surcharge de travail .
    Et c'est justement cela qui donne le prétexte aux autorités sanitaires de nous retirer nos actes techniques , les uns après les autres.
    Tôt ou tard un accident arrivera (un choc anaphylactique par exemple )dans un milieu inapproprié et dans des mains non expérimentées
    et cela sera très regrettable pour le malheureux patient concerné.
    Ce n'est qu'à ce moment-là que les autorités reverraient leurs décisions hâtives .
    Dommage.

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